Le congrès annuel de l’American Society of Tropical Medicine and Hygiene est le plus grand rassemblement mondial de spécialistes qui se consacrent à la réduction du fardeau des maladies infectieuses tropicales dans le monde et à l’amélioration de la santé mondiale. En 2025, il se tiendra du 9 au 13 novembre au Palais des congrès du Toronto métropolitain. Chaque année, l’American Society of Tropical Medicine and Hygiene réunit des milliers de chercheurs, de cliniciens, de partenaires de mise en œuvre de programmes, de responsable des politiques et de praticiens de la santé publique venus de plus de 100 pays pour échanger autour des dernières avancées scientifiques, données probantes et innovations en matière de médecine tropicale.
Le paludisme reste l’un des problèmes les plus urgents de la santé mondiale. De la résistance aux médicaments et aux insecticides au déploiement de nouveaux vaccins et outils de diagnostic, l’American Society of Tropical Medicine and Hygiene offre une plateforme essentielle pour rechercher des solutions, encourager la collaboration et accélérer la matérialisation de la recherche en programmes efficaces dans les zones endémiques.
Cette séance de deux heures débutera par une démonstration en direct de Maisha ACT (« Antimalarial Consumption Tracker »), un tableau de bord qui couvre 80 % de la consommation d’antipaludiques en Afrique dans les secteurs public et privé de plus de 40 pays. Les intervenants apporteront un éclairage sur les tendances en matière d’utilisation des médicaments, les principaux importateurs et exportateurs, les prix, la qualité, parmi d’autres perspectives.
Ils seront rejoints dans un second temps par un panel exceptionnel de chercheurs, de représentants de gouvernements et d’ONG dirigé par le Dr Maciej Boni (Temple University) afin d’échanger sur les implications des nouvelles données et de la recherche sur le paludisme pharmacorésistant. Les membres du panel présenteront leurs travaux actuels et leurs dernières découvertes sur la pharmacorésistance, les lacunes qui persistent en matière de données et la manière dont ces connaissances peuvent se traduire en solutions tangibles.
Enfin, la séance comprendra également de brefs exposés portant sur des cas d’utilisation réels. Ils permettront de montrer comment les nouvelles sources de données peuvent contribuer à la veille commerciale et aux priorités stratégiques, notamment pour le suivi des lancements de produits, la mesure et la prévision de la demande, l’évaluation de la compétitivité et l’analyse des variations de prix.
Jhpiego, partenaire de mise en œuvre du projet STOP-AMDR d’Unitaid, se joindra à la discussion pour fournir plus d’informations sur l’initiative.
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Pour éliminer le paludisme à P. vivax, il est essentiel de surmonter les obstacles à l’adoption de nouveaux outils de traitement radical. Compte tenu du cycle de vie du parasite, P. vivax pose des défis uniques pour l’élimination. Cette infection représente aussi un problème de santé global, car elle touche la majorité des régions tropicales et subtropicales du monde. Les nouveaux outils de traitement radical promettent d’améliorer l’observance des patients et de réduire la transmission, mais leur mise en œuvre dans des conditions réelles reste complexe. Le symposium présentera les enseignements tirés du Brésil et des études de faisabilité menées au Pérou, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Indonésie. Il apportera ainsi des informations précieuses aux pays pour les aider à anticiper ou à éviter entièrement les obstacles à l’élargissement de l’accès au traitement radical contre P. vivax. Le symposium exposera par ailleurs de nouvelles données sur les niveaux d’activité du déficit en Glucose-6-déshydrogénase provenant de différentes études. Il visera ainsi à démontrer comment l’ajustement des niveaux et des stratégies de dépistage peut influencer l’admissibilité à un traitement radical amélioré et plus court.
Objectifs :
Au programme de la séance :
Les nouvelles orientations de l’Organisation mondiale de la Santé publiées en 2023 recommandent la chimioprévention du paludisme pérenne pour prévenir le paludisme chez les jeunes enfants. Elles encouragent les pays à leur administrer plus de trois doses de traitement et à étendre le groupe d’âge cible pour couvrir les enfants âgés de plus de 12 mois.
En s’appuyant sur les enseignements tirés du projet Plus financé par Unitaid et du projet PMC Effect financé par la Fondation Gates, les intervenants apporteront leur éclairage sur la faisabilité opérationnelle, l’efficacité, la couverture, le coût et le rapport coût-efficacité de la chimioprévention du paludisme pérenne.
Les résultats de la mise en œuvre à grande échelle de la chimioprévention du paludisme pérenne dans différents contextes épidémiologiques au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Mozambique et au Nigéria sont prometteurs et fournissent des enseignements concrets aux responsables des politiques. Les intervenants aborderont les implications d’une extension de la chimioprévention du paludisme pérenne à d’autres régions de ces pays, ainsi qu’à d’autres nations africaines.
Le symposium sera coprésidé par le directeur général de Malaria Consortium, le Dr James Tibenderana, et la Dre Corine Ngufor, professeure associée à la London School of Hygiene & Tropical Medicine.
Ils seront rejoints par les Dres Olusola Oresanya et Chinazo Ujuju de Malaria Consortium Nigéria, le professeur Wilfred Mbacham de l’Institut Fobang pour l’innovation en science et technologie, la Dre Nnenna Ogbulafor, coordinatrice nationale du programme national de lutte contre le paludisme du Nigéria, et les Drs Shari Krishnaratne et Lucy Paintain de la London School of Hygiene & Tropical Medicine.