mercredi, 11 mars 2020 à 12:00 heures
Comme l’indique le Rapport sur le paludisme dans le monde en 2019, les progrès dans la lutte contre le paludisme continuent de s’essouffler. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que les objectifs d’incidence et de mortalité fixés pour 2020 dans la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme de l’OMS ne seront pas atteints en restant sur la trajectoire actuelle. Il est nécessaire de redoubler d’efforts pour reprendre les progrès, en particulier dans les pays les plus lourdement touchés et où la lutte contre le paludisme a perdu du terrain.
Comme l’indique le Rapport sur le paludisme dans le monde en 2019, les progrès dans la lutte contre le paludisme continuent de s’essouffler. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que les objectifs d’incidence et de mortalité fixés pour 2020 dans la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme de l’OMS ne seront pas atteints en restant sur la trajectoire actuelle. Il est nécessaire de redoubler d’efforts pour reprendre les progrès, en particulier dans les pays les plus lourdement touchés et où la lutte contre le paludisme a perdu du terrain.
Les nourrissons et les enfants sont très vulnérables à la transmission du paludisme, car ils n’ont pas encore développé une immunité les protégeant contre le parasite du paludisme. Sur les 435 000 décès dus au paludisme en 2017, 61 % sont survenus chez des enfants de moins de cinq ans. Le plus grand risque d’hospitalisation et de mortalité dans ce groupe se concentre dans les deux premières années de la vie. L’infection par le paludisme peut également provoquer ou exacerber une anémie, qui peut mettre en danger la vie des nourrissons et des enfants.
Le traitement préventif intermittent du nourrisson (TPIn) consiste à administrer des antipaludéens préventifs aux nourrissons pour assurer une protection individuelle contre la transmission du paludisme. Selon les directives actuelles de l’OMS, un médicament, la sulfadoxine-pyriméthamine (SP), est administré aux nourrissons à l’âge d’environ 10 semaines, 14 semaines et 9 mois, au moment des visites de vaccination systématique. Le TPIn est sûr, peu onéreux, bien accepté par les agents de santé et les communautés, et il a été établi qu’il réduit de 30 % le nombre de cas cliniques de paludisme, et de 21 % les épisodes d’anémie.
Malgré la recommandation de l’OMS, depuis 2010, d’administrer le TPIn dans les zones de transmission modérée à élevée, ce protocole a à ce jour, été très faiblement adopté. Bien qu’il y ait des obstacles à l’accès au TPIn propres à chaque pays, plusieurs difficultés clés contribuent à sa faible adoption en général.
Premièrement, le TPIn étant une intervention antipaludique déployée par le biais des programmes de vaccination systématique, il peut « passer entre les mailles du filet » entre le paludisme et les programmes de vaccination. Il en découle que, au niveau des politiques, les responsabilités et l’appropriation sont ambiguës, et au niveau de l’exécution, le TPIn perd son caractère prioritaire.
De plus, bien qu’il constitue la plateforme privilégiée pour le déploiement du TPIn, le Programme élargi de vaccination (PEV) n’est qu’imparfaitement adapté à une protection complète au cours de la première année de vie et au-delà. Bien que le calendrier actuel du TPIn ait un impact significatif sur la santé au cours de la première année de vie, il se peut que les préoccupations concernant les lacunes de la protection (entre la deuxième et la troisième dose, et après la troisième dose) en aient limité l’adoption jusqu’à présent. De plus, administrer des doses supplémentaires de SP pourraient prolonger les avantages du calendrier actuel du TPIn. Il est possible d’explorer plusieurs pistes pour étendre le calendrier du TPIn existant, à la fois au sein du PEV par le biais de contacts supplémentaires, et par l’utilisation de plateformes complémentaires.
La politique de l’OMS relative au TPIn, émise en 2010, recommande sa mise en œuvre dans les régions d’Afrique subsaharienne où le niveau de résistance parasitaire est faible, défini par une prévalence inférieure ou égale à 50 % d’une mutation génétique spécifique (PfDHPS 540) causant une résistance chez le parasite du paludisme. Toutefois, il n’existe pas de données probantes permettant de déterminer si le TPIn serait efficace avec des niveaux de résistance supérieurs à 50 %. Cette recommandation a été formulée avant que l’efficacité continue d’une autre stratégie médicamenteuse de prévention du paludisme (traitement préventif intermittent pendant la grossesse), même à des niveaux élevés de résistance, n’ait été démontrée. En outre, pour déterminer l’éligibilité au TPIn, les programmes nationaux doivent mener des études pour déterminer les niveaux de résistance parasitaire à la SP, ce qui peut constituer un obstacle supplémentaire à la mise en œuvre.
Il existe également plusieurs obstacles à la demande et à l’adoption qui empêchent les prestataires de soins et les soignants d’adopter le TPIn. Par exemple, les soignants peuvent être réticents à administrer des médicaments à des nourrissons en bonne santé. Cette situation peut être renforcée par le fait que les soignants et les prestataires de soins perçoivent la SP comme un « médicament qui a échoué », en raison de la résistance parasitaire qui rend la SP inefficace en traitement antipaludique, et ce malgré son efficacité prouvée en prophylaxie.
Du côté de l’offre, l’un des principaux obstacles a été le manque de SP ayant fait l’objet d’une assurance qualité aux dosages et à la forme posologique convenant à l’utilisation chez le nourrisson.
En octobre 2019, l’OMS a organisé une Consultation technique pour examiner le rôle des médicaments dans la prévention du paludisme chez les personnes vivant en milieu endémique. Les participants se sont montrés favorables à une extension du TPIn et ont réaffirmé que le TPIn devait être poursuivi avec un caractère d’urgence. Ils ont convenu qu’une approche plus souple de la mise en œuvre du TPIn pourrait être adoptée par les pays. Il a donc été recommandé que les adaptations des recommandations actuelles sur le TPIn soient mises à l’essai dans le cadre d’une mise en œuvre pilote assortie d’une évaluation rigoureuse pour évaluer l’impact, la faisabilité opérationnelle et le rapport coût-efficacité.
Comme décrit dans le Analyse stratégique du paludisme d’Unitaid, l’adoption accélérée et l’intensification de la chimioprophylaxie du paludisme, y compris le TPIn, représentent une opportunité à court terme qui viendrait soutenir les efforts visant à relancer les progrès dans les pays les plus touchés.
Dans le cadre de cet appel, Unitaid sollicite des propositions pour les interventions suivantes, qui visent à accélérer l’adoption et l’expansion du TPIn dans les zones de transmission modérée à forte :
Des projets pilotes de mise en œuvre du TPIn pour catalyser l’adoption du TPIn par les pays et éclairer les politiques et directives futures.
Les projets peuvent inclure :
Les propositions peuvent porter sur un ou plusieurs des éléments présentés ci-dessus. Les projets présentés doivent témoigner d’une étroite collaboration avec les programmes nationaux de vaccination. Les propositions doivent également tenir compte du fait que les défis entourant l’adoption du TPIn peuvent être étroitement liés entre eux et doivent donc refléter la capacité du promoteur à coordonner étroitement ses activités avec celles des autres acteurs dans ce domaine.
Pour élaborer une proposition, veuillez-vous référer aux documents suivants :
Unitaid will host a webinar to present the scope and content of the call for proposals and answer any process-related questions on Wednesday 8 January 2020 at 15:00 CET.
To register for the webinar please complete the online form here. Please note that only registered participants will receive the WebEx call-in details. During registration you will have the option to send questions which Unitaid will aim to address during the webinar.
If you are unable to participate in the webinar, a recording of the session will be made available on this page shortly after the webinar takes place. Participation in the webinar is optional and you can respond to the call for proposals by sending your application at any point before the deadline indicated below.
The closing date for receipt of full proposals is Wednesday 11 March 2020 at 12:00 (noon) CET. Applications received past the indicated deadline will not be considered.
Please note that the confirmation of receipt is not an automated message and will be sent to you within one working day following the deadline. If for any reason you have not received the confirmation of receipt within one working day, please reach out to [email protected].
Please note that our email system accepts messages up to 8 MB in size. For submissions exceeding this size, please consider splitting your submission in several messages.
Les propositions doivent démontrer qu’elles utilisent des approches innovantes et durables pour accélérer l’adoption du TPIn. Il est à noter que cet appel peut partager des éléments ou des activités en commun avec d’autres appels récents ou des subventions d’Unitaid en cours, et Unitaid favorise les approches qui définissent une approche cohérente et intégrée.
Les candidats doivent indiquer clairement les hypothèses sur lesquelles reposent l’approche qu’ils proposent et souligner tout risque majeur ou facteur éventuel susceptible d’influer sur l’obtention des résultats. Enfin, les propositions doivent faire état d’une voie à suivre simple, concrète et claire pour atteindre les résultats et l’impact escomptés.
Après évaluation des propositions et l’approbation du conseil d’administration d’Unitaid, tous les candidats seront officiellement notifiés s’ils seront invités à élaborer une convention de subvention pour recevoir un financement de Unitaid.
Les candidats retenus doivent prévoir de se rendre en personne à une réunion de lancement à Unitaid à Genève entre le 29 juin et le 2 juillet 2020 (la date exacte sera confirmée plus tard). De plus, les candidats retenus doivent avoir les effectifs suffisants pour pouvoir présenter une première version du plan du projet d’ici mi-2020.